30 juillet 2007
Vers de nouvelles aventures
Bonjour tout le monde,
Je vous annonce officiellement la fermeture de mon blog! Je n'ai pas envie de le laisser lentement séteindre jusqu'à ce que vous ne soyiez plus que trois ou quatre à me lire, je préfère vous dire franchement : voilà, ce fut un bon moment, je m'envole maintenant vers d'autres horizons.
Ne croyez pas que cette décision a été prise sans raison. Je suis à un tournant de ma vie, un peu comme un cycle qui se finirait et un autre qui s'ouvrirait devant moi. J'ai fini mes études et mes stages et je cherche maintenant un vrai boulot, je m'installe à Paris en novembre avec mon amoureux après 24 ans passés en banlieue, je pars pour la première fois en Asie, pour la première fois "en routard", pour la première fois si loin avec mon amoureux. Et mon meilleur ami va vivre à Bordeaux à la rentrée et ne reviendra sans doute jamais à Paris. Ca fait beaucoup, ça mérite un vrai changement, une vraie réflexion sur mon avenir et de vraies questions sur ce que j'ai envie d'être et de faire. Ca fait trop pour mon petit blog.
Je reviendrai sans doute avec un nouveau site parce que j'ai adoré partager toutes ces choses avec des gens que je ne connais pas. Je laisse "Au bout du monde" sur la toile pour les retardataires qui auraient encore envie d'y passer un peu de temps. D'ailleurs, j'en ai fait une sauvegarde complète que je compte bien corriger et imprimer. "Au bout du monde" n'aura pas été juste un cri perdu dans l'univers. Il a fait partie de ma vie pendant plus de deux ans et je compte bien le garder en mémoire.
Amis blogophiles, bonne route et à la revoyure,
Charlotte
10:15 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 juillet 2007
Cake aux courgettes
Pour un petit déjeuner salé ou un repas estival avec une salade, voici le cake idéal. Doux, avec plein d'herbes et de la feta, ça change enfin du cake aux lardons.
Cake aux courgettes
- 2 courgettes
- feta nature
- herbes fraiches ciselées (persil, basilic, ciboulette...)
- 200 grammes de farine
- 1 sachet de levure
- 3 oeufs
- 10 cl d'huile d'olive
- 10 cl d'eau ou de lait chaud
- poivre moulu
Faire revenir les courgettes en fines tranches à la poele avec un peu d'huile d'olive et de sel. Pendant ce temps, mélanger la farine et la levure, creuser un puit. Y ajouter les oeufs, l'huile et l'eau. Mélanger jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de grumeaux. Ajouter les courgettes cuites et la feta coupée en petits cubes. Mettre au four pendant 3/4 d'heure à 180°.
17:05 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Cuisine
04 juillet 2007
Le temps de la méditation
Comme il fait très mauvais et que mon boulot actuel ne m'excite pas plus que ça, je m'offre une petite échappée belle.
Les cloîtres m'ont toujours inspiré des sentiments très agréables de calme et de sérénité, même si je ne suis pas du tout croyante, ni pratiquante, ni même baptisée. N'empêche que ce sont des lieux parfaitement équilibrés, aux formes apaisantes. Ils laissent passer la lumière tout en protégeant du soleil trop fort et de la chaleur. La pierre a un aspect brut et minéral, mais elle est aussi taillée par l'homme, maîtrisée et rassurante. Dans certains cloîtres, pas tous, rêgne un "esprit".
Celui ci-dessous se trouve à Angers, dans le musée Jean Lurçat de la tapisserie contemporaine, un ancien hôpital où sont exposées les tapisseries très impressionnantes dudit Lurçat, inspirées de la tapisserie de l'Apocalypse exposée au château d'Angers.



12:00 Publié dans Images et Couleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Photo
01 juillet 2007
Dessert bizarre tout vert
Ici, je vous avais parlé de ma passion pour les gâteaux verts pomme de chez Tang. Vous comprendrez donc que la dernière fois que je suis allée faire trois courses là-bas, j'ai craqué pour un sachet de farine de riz gluant colorée au pandanus vert. J'aime bien essayer des trucs bizarres quand j'ai un peu de temps. En plus, ça vaut le coup rien que pour voir la tête de mon amoureux quand je lui raconte mes dernières acquisitions ! En général, il finit toujours par reparler de l'agar-agar avec une mine de dégoût. Trop drôle !
Bref, j'ai un peu surfé sur la toile pour adapter une recette à base de farine de de riz gluant, et j'ai trouvé une recette intéressante sur ce blog. Evidemment, les boules y sont blanches, alors que les miennes sont un peu vert fluo, ce qui leur donne un petit cachet extraterrestre pas négligeable. Bon, je répète la recette, que je n'ai pas changée d'un poil.
Boules "Yuan xiao" martiennes (pour 2 personnes dont une très sceptique)
1 bol de farine de riz gluant
1/4 de bol d'eau chaude
2 grosses cuillères à soupe de beurre de cacahouètes
sucre glace
Dans un premier temps, mélanger le beurre de cacahouètes avec du sucre glace pour faire des petites boules plus facilement sans que ça colle aux doigts. Puis mélanger la farine et l'eau, jusqu'à obtenir une pâte molle, un peu collante mais qui se travaille facilement. Pas très précis, normal je ne suis pas non plus une spécialiste toutes catégories de la farine de riz gluant, mais enfin avec un peu de feeling vous y arriverez. former des petites boules de pâte. Applatir et creuser un petit puit avec le bout du doigt. Y mettre une boule de beurre de cacahouète sucré, puis refermez la boule de pâte par dessus. Rouler dans de la farine de riz gluant, réserver. Recommencer pour finir la pâte.
Quand toutes les petites boules sont prêtes, les faire cuire dans une casserole d'eau frémissante pendant à peu près 5 minutes, jusqu'à ce qu'elles remontent à la surface. Manger tiède.
Le résultat : C'est un peu bizarre de mélanger du beurre de cacahouète américain avec de la farine de riz gluant chinoise. La prochaine fois j'essaie avec de la purée d'azuki (haricot rouge japonais), ou avec une préparation à la noix de coco. Sinon j'adore ce genre de trucs qui collent aux doigts et aux dents. Je pense que je vais tester d'autres recettes. Et la couleur verte, il n'y a rien de mieux pour bien rigoler au dessert. Il faudrait que j'essaie avec des invités pour voir... Ca pourrait être marrant !
12:20 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 juin 2007
Docus en musique et colère noire
Ben alors, où sont passés mes lecteurs ? Je suis passé de 1600 le mois dernier à 300 ce mois-ci... Comme ça m'étonnerait que 1300 personnes se précipitent sur mon blog d'ici le 30 juin, je commence à douter de mes dernières notes... Ou j'ai dû perdre un référencement quelconque sur google... Bouh, où qu'y sont, les gens ?
Du coup, il faut que je me change les idées. Quoi de mieux qu'un peu de musique et de danse ? Je me suis donc payée une séance de rattrapage du documentaire Rize, sur le hip-hop, réalisé par David LaChapelle. Il est sorti en septembre 2005 mais je n'avais pas eu le temps de le voir. J'a beaucoup regretté parce que tous les critiques et spectateurs en disaient le plus grand bien. Et ils avaient raison ! La première chose qui m'a frappée, c'est la beauté des images. J'ai ensuite découvert que le réalisateur avait été photographe et réalisateur de clips, ce qui explique l'attention particulière portée à la construction des plans. La deuxième chose, c'est que le sujet est passionnant : des jeunes blacks des guettos de Los Angeles réinventent la danse en y trouvant un moyen d'exprimer leur violence et leur colère. Le tout est mené de main de maître et j'ai été collée à l'écran, j'ai rit, j'ai été pendant deux heures une spectatrice curieuse de ces jeunes pleins de vie et de choses à dire.
Enchantée par cette première expérience, je me suis précipitée sur Made in Jamaica, qui me promettait au moins autant d'émotion sur un sujet qui m'était inconnu, la musique jamaïcaine. La bande annonce montre beaucoup de musique, quelques images de musiciens qui sortent des phrases chocs, beaucoup de musique et de danse... alléchant. Quand je suis sortie de la salle, pourtant, j'étais dans une colère noire contre le réalisateur, Jérôme Laperrousaz.
On se demande s'il n'a pas donné sa copie de travail à MK2 avant même de l'avoir visionnée... Tout est en désordre, les gens parlent avant même qu'on sache qui ils sont, une scène de voiture nous montre l'entrée dans un studio qu'on a déjà vu deux scènes plus tôt, toutes les chansons sont coupées brusquement pour laisser parler les chanteurs interviewés, puis on revient à la chanson, puis on retourne au chanteur, on passe à un autre chanteur, on revient à la musique, au premier chanteur... Tous les sujets sont évoqués plusieurs fois à différents moments du film, on se perd dans les considérations politiques quand on aimerait savoir qui sont ces gens que l'on nous montre...
En plus, la réalisation est exaspérante : pendant les chansons, la caméra fait des allers et retours de gauche à droite, de droite à gauche, d'avant en arrière... On dirait un mauvais clip. Les chanteurs n'arrêtent pas de parler de la Jamaïque et des quartiers pourris où ils sont nés mais il n'y a quasiment pas de scènes de rue. On se demande si le réalisateur a voulu faire un film sur la Jamaïque, auquel cas il n'y avait pas de raison de se limiter à la musique, ou s'il a voulu parler de musique, auquel cas il n'en parle pas assez et pas assez bien. Le film regorge de pistes intéressantes, de gens dont on aimerait mieux connaître le parcours, de musique extra, mais aucune de ces pistes n'est vraiment creusées et on se perd parmi les célébrités dont les discours se mélangent.
Voilà pourquoi je suis entrée dans une colère noire contre le réalisateur. Après avoir vu Rize, ce film ni fait ni à faire souffre beaucoup de la comparaison. C'est dommage d'avoir gâché cette chance assez unique de parler de lieux et de gens dont on aurait tendance à oublier qu'ils existent. A charge de revanche.
21:20 Publié dans Cinémania | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
12 juin 2007
Black snake moan
Je promets Black snake moan et je mets l'affiche de Boulevard de la mort, le dernier Tarantino ? C'est pour passer rapidement sur le premier et mieux vous parler du second, que peu de personnes ont dû voir, vu le nombre incalculable de salles dans lequel il est distribué (au moins quatre à Paris, waouh !). Bref. What about Grindhouse, le boulevard de la mort ? Je ne suis pas favorable à une fidélité sans limite à mes réalisateurs préférés quand ils sortent un film beaucoup moins bon ; j'avoue donc que je me suis vraiment ennuyée. Certes, les deux scènes de bagnoles valent vraiment le détour. Mais il faudrait en faire une petite vidéo en enlevant la majeure partie des autres, malheureusement. Comme beaucoup de bons réalisateurs (mais que fait Soderbergh avec ses Ocean's à répétition???), Tarantino se répète. Il réutilise des trucs qui ont bien marché ou qui ont fait sa réputation (les pieds nus, les longues discussions sur des sujets futiles, Kill Bill), il ajoute quelques effets de montage pour faire série B, il secoue, et il espère qu'on va accrocher. Pour moi, ça suffit pas. Ce n'est pas mythique, ce n'est pas culte, ce n'est pas de l'excellent Tarantino. Ce n'est pas assez.
Je tape donc dans le nouveau et l'inconnu, et c'est là que Black snake moan entre en scène. D'abord, j'adore cette affiche de film dessinée, à la mode des années 50. Ensuite, le film est réalisé comme une longue chanson de blues, décrivant avec une voix rauque et douce l'Amérique profonde. Pas celle de la Petite maison dans la prairie, non, l'Amérique autenthique et éternelle des paumés, de gens complètement "fucked up" qui cherchent un moyen de s'aimer sans douleur. C'est donc l'histoire d'un vieux fermier black, fraîchement quitté par sa femme, qui se met en tête de guérir une jeune blondinette de sa nymphomanie chronique. Pour ça, il commence par l'attacher avec une grosse chaîne à son radiateur. Ca a l'air barré, non ? Pourtant c'est émouvant, attachant, drôle parfois, toujours intelligent. Samuel L. Jackson est humain comme rarement il peut l'être dans ses rôles, Christina Ricci est à la fois ange et démon, elle respire la fragilité d'une enfant un peu trop grande qui s'en est pris trop dans la gueule. La rencontre entre les deux personnages est évidemment intéressante, et bien plus que ça.
Le point commun entre les deux films, c'est leur très bonne bande originale. Tarantino a encore réussi à déterrer des tubes d'un autre temps, il est toujours aussi doué pour ça (ouf!). Quant à Craig Brewer, le réalisateur de Black snake moan, il fait chanter ses acteurs sur de beaux airs de blues, bien tristes, qui racontent la misère de la vie et la beauté des hommes. Si vous n'avez pas l'occasion de voir ce film quasi introuvable, vous pouvez toujours essayer de dénicher ces quelques chansons qui en restituent parfaitement l'ambiance. Black snake moan, par exemple, qui a donné le titre au film, et m'a donné des frissons au creux de la nuque...
23:00 Publié dans Cinémania | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
05 juin 2007
Hellzapoppin
Comment ai-je pu, en deux ans de blog, ne jamais parler de ce film cultissime parmi les cultissimes qu'est pour moi Hellzapoppin ? C'est absolument inadmissible. Dans mon enfance cinématographique, et mon enfance en général d'ailleurs parce que les films sortaient de l'écran pour se faire une belle place dans mon imaginaire de petite fille, il y a quelques irréductibles indispensables : Gene Kelly et Fred Astaire dans leurs meilleures comédies musicales (Chantons sous la pluie, la Belle de Moscou, Tous en scène, Un Américain à Paris, Brigadoon), Princess Bride (je connaissais TOUT le film par coeur, du début à la fin, avec les dialogues, les gestes, les intonations de voix, les bruitages et tout et tout : "Votre Westley est mort, c'est moi-même qui l'ai tué. [...] Et bien s'il est mort, je veux que vous mourriez aussi ! Comme vous voudreeeeeeeeeez ! Oh, mon doux Westley, qu'ai-je fais? Ahahahahaha" : sans antisèche! Mon père pourrait vous confirmer que je l'ai récité en entier lors d'un trajet en voiture de cinq heures sur la route de Carnac) et Hellzapoppin.
La première fois que j'ai vu Hellzapoppin au cinéma Reflet Médicis à la séance de 12h du dimanche qu'ils ont supprimée (les traîtres...), je ne savais pas encore lire les sous-titres (écrits par Pierre Dac). J'avais cinq ans. Pourtant, j'étais hilare pendant TOUT le film. C'est un peu une histoire de famille, de celles qu'on raconte encore et encore aux anniversaires et à Noël, de celles qu'on répètera à ses enfants et ses petits enfants. Hellzapoppin, c'est mon petit Liré, mon chez moi, home sweet home, mon souvenir en bouteille, mon petit morceau d'enfance toujours à portée de main si j'ai besoin de réconfort. Bref, c'est plus qu'un film, c'est un concept, c'est une madeleine.
Il y a quelques mois, je me suis mis à le chercher frénétiquement en DVD parce qu'il n'a été édité qu'une fois en VHS, non sous-titré, et que depuis je n'en avais plus entendu parler. Et puis ça a fini par me titiller, et j'étais aux anges de le trouver sur e-bay. Je l'ai immédiatement acheté, maintenant il est dans mon armoire à DVD, comme le petit cachet d'antidépresseur que certaines personnes ont toujours sur elles dans une mini boîte en plastique verte, au cas où (et c'est bien plus conseillé pour la santé...). Dès que je le vois, je souris, et j'ai envie de me le mettre, une petite fois, comme ça, juste le début (mais je finis toujours par le regarder en entier, en jurant ente deux fous rires qu'après cette scène, j'éteins.)
Vous voulez peut-être savoir de quoi ça parle, cette chose-là pour laquelle je semble avoir un amour complètement excessif et irrationnel ? C'est un film de 1941 complètement loufoque, fou, incensé, idiot, burlesque, hilarant et terriblement attachant, une graine de film culte qui n'a jamais vraiment germée. Pourtant, si vous le "googlisez", vous tomberez sur quelques mordus comme moi, qui ont vu le film une fois il y a très longtemps, et qui n'ont jamais pu l'oublier. Ca raconte l'histoire de deux comiques qui mettent en scène un spectacle qui raconte l'histoire de deux types qui mettent en scène un spectacle. Il y a une histoire d'amour (parce que c'est obligatoire), un ours brun, un bellâtre russe désargenté, un arbre pour Mrs Jones, un magicien qui fait disparaître les gens à moitié, Oscar, Oscar, Oscar, des quiproquos, des malentendus, un projectionniste pas très professionnel, un chef indien sorti de sa pellicule, un canari dans un chat, des chansons débiles, un fabuleux morceau de jazz... impossible à raconter. Il faut le voir, pas d'autre solution. Malheureusement, plus aucun cinéma ne le programme, et il n'existe en DVD qu'en version anglaise non sous-titrée. Je vous raconte tout ça parce que je l'ai vu à la boutique de DVD du MK2 Bibbliothèque. J'ai failli le racheter une deuxième fois, parce qu'on n'a jamais assez d'Hellzapoppin chez soi, mais finalement je l'ai laissé là, en espérant qu'un autre petit veinard aurait la merveilleuse idée de l'acheter. Et si c'était vous ?
16:50 Publié dans Cinémania | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
03 juin 2007
Restaurant coréen
A chaque fois que je vois des gens au restaurant, j'essaie de trouver un endroit original et sympa dans lequel on ne va pas habituellement. Or Paris est le paradis pour ces lieux divers et variés. Je dois dire que ma spécialité est en général de trouver des restos de cuisines du monde, souvent asiatique. Je suis une fondue de cuisine thaïlandaise, j'aime les très bons restaurants vietnamiens, je connais beaucoup de petits restos japonais (pas de sushis, mais plutôt de soupes ou de plats traditionnels), quelques indiens, un indonésien... Hier j'avais envie de coréen et j'avais rendez-vous dans le quartier de Saint Lazare. J'ai donc cherché la cantine idéale sur mon site de prédilection, Cityvox.
J'ai trouvé un petit coréen nommé Shin Jung. La salle est agréablement décorée, assez chaleureuse, avec une plante verte juste devant et des jolies tasses à thé en vitrine. Nous sommes arrivés à 14h15, ce qui n'a pas semblé poser problème. A midi, il y a deux pages de menu qui vont de 8€ à 14€ à peu près. Le soir, le premier menu est à 14€, ce qui est assez raisonnable pour un restaurant parisien. Chacun sont accompagnés d'une soupe au miso rouge et de petits ramequins de légumes sucrés et salés. Je vous conseille le bibimbap : un grand bol de riz sur lequel ils mettent diverses garnitures, un oeuf, du beuf, des épinards, des algues, des champignons shiitake, des lamelles de salade, et une sauce absolument divine, un peu sucrée, avec des graines de sésame. Pour les fans de viande, il y a aussi les barbecue, le plus connu étant le bulgogi, du boeuf mariné dans de la sauce au soja, au gingembre et à l'aïl.
Shin Jung
7 rue Clapeyron (métro Rome, Liège)
75008 Paris
Ouvert 7/7 sauf dimanche midi
01.45.22.21.06
09:45 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31 mai 2007
Les chansons d'amour
Parmi mes dernières séances de ciné, peu m'ont déçues. Zodiac est en effet une enquête haletante avec des acteurs justes, Pirates des Caraïbes 3 redore le blason de la série après un deuxième volet ennuyeux, et Lucky you m'a presque donné envie de me mettre au poker (mais je déteste trop perdre de l'argent pour ça...).
Dernière séance en date : Les chansons d'amour. Une comédie musicale tragique soixante-huitarde de gens qui dorment à trois, avec des filles ou des garçons... bref, un joyeux désordre sentimental qui aurait pu virer à plein de choses, glauque, voyeur, larmoyant, névrosé, et qui pourtant m'a bien plu. Il faut dire que quand les gens chantent, ça aide. Louis Garrel, abonné à ce genre de rôle, a le physique de l'ex-étudiant en lettres sorti de khâgne (et je sais de quoi je parle, la fac n'est pas très loin !), pétri d'idéalisme et de grandes phrases un peu juvéniles malgré la trentaine qui approche. Pourtant, il ne m'a pas été antipathique, comme l'est pour moi par exemple Jean-Pierre Léaud dans La Maman et la putain de Eustache. Oui, on sent bien ici l'héritage de ces réalisateurs de la nouvelle vague. Mais ici, les personnages chantent.
Sans les chansons, qu'évoque ce titre à mon avis très mal choisi (on s'attend à de la guimauve dégoulinante et on trouve... pas de la guimauve dégoulinante), le film aurait été sans doute moins intéressant. Comme l'a voulu le réalisateur, elles n'illustrent pas l'histoire, elles la font avancer. Si on enlève les chansons, il n'y a plus rien. Justement, les chansons sont fraîches, les paroles intelligentes (exit les Parapluies de Cherbourg "vous me mettrez un peu d'essence dans ma voiture, et je vous prends aussi un pot de confiture, la la la"), et les acteurs y mettent du coeur, et surtout du jeu.
Une dernière chose à noter dans ce film : l'histoire est triste (je ne vous dirai pas pourquoi, pas la peine d'insister). D'habitude, dans ces conditions (voir Je vais bien ne t'en fais pas ou Sur la route de Madison), je m'effondre et je pleurniche comme une madeleine trempée dans la tisane tout le long du film. Et là, surprise, je n'ai pas versé une larme ! Ca change, ce n'est pas désagréable. Je pense tout simplement que ce film est un peu trop intello pour basculer dans le sentimental. Tout le monde parle et chante beaucoup, il n'y a pas de lourds silences plein de tristesse, pas de longs plans sur les visages abîmés. Le spectateur est sans doute plus concentré à comprendre les paroles des chansons qu'à se mettre à la place des personnages. Point fort ou faible ? A vous de voir...
10:20 Publié dans Cinémania | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
27 mai 2007
Poulet aux pois chiches style Lahori
Bonjour tout le monde ! Ca faisait longtemps, je sais... Je suis comme en vacances, et pourtant je n'ai pas le moindre trou dans mon emploi du temps. Allez comprendre ! Bon, j'essaie de me faire pardonner en vous livrant la première recette de mon livre de cuisine indienne dont j'ai parlé il y a peu de temps. Et traduit en français, SVP !
Murgh choley
ou Poulet aux pois chiche style Lahori
Pour ceux qui se poseraient la question, dont je fais partie, Lahori est une ville dans le nord-est du Pakistan, près de la frontière avec l'Inde.
POur 4 à 6 personnes
- 1kg de poulet coupé en 8 morceaux
- 2 tasses de pois chiche en boîte ou cuits par vos soins (beaucoup plus compliqué !)
- 2 cuillère à soupe d'huile
- 3 oignons moyens émincés
- 2 cuillères à café de pâte de gingembre
- 2 cuillères à café de pâte d'aïl
- 1 cuillère à café de poudre de piment rouge
- 1 cuillère à café de poudre de curcuma
- 1 cuillère à café de poudre de coriandre
- 3 tomates pelées, épépinées, en cubes
- 1 cuillère à café de sel
- 2 cuillères à soupe de yahourt
- 1 cuillère à café de graines de cumin
- 2 cuillères à café de garam masala
- 2 cuillères à café de chaat masala (mélange d'épices)
- coriandre fraiche
Eventuellement :
- gingembre frais émincé
- 4 piments verts émincés
Faire chauffer l'huile dans une sauteuse. Faire sauter les oignons jusqu'à ce qu'ils dorent. Ajouter les pâtes de gingembre et d'aïl, remuer pendant 1 minute. Ajouter la poudre de piment, de curcuma et de coriandre. Bien mélanger.
Ajouter les tomates et mélanger pendant 2 minutes. Ajouter le sel et le poulet, mélanger jusqu'à ce que le poulet soit enrobé de sauce. Laisser brunir le poulet pendant quelques secondes sur feu fort. Baisser le feu et laisser mijoter 20 minutes, ou jusqu'à ce que le poulet soit tendre, que l'eau soit évaporée et que l'huile se sépare.
Ajouter le yahourt, les pois chiche et une demie tasse d'eau. Bien mélanger. Ajouter les graines de cumin, le garam masala, le chaat masala et les piments verts. Bien mélanger. Laisser cuire 5 minutes à feu doux. Servir chaud, garni de coriandre fraiche et de gingembre frais.
Alors évidemment, le nombre d'ingrédients peut vous faire peur. C'est sûr qu'il faut avoir fait le plein de toutes ces épices avant de s'y mettre. La bonne nouvelle c'est que les épices sèches se conservent pendant des mois, comme les pâtes de gingembre et d'aïl. Et ça sert pour quesiment toutes les recettes indiennes. La deuxième bonne nouvelle, c'est que la cuisson et la conception du plat sont simplissimes et rapides (environ 1/2 heure tout compris). Le résultat est vraiment bluffant, on se croirait dans un bon resto indien.
Si vous aimez la cuisine indienne, allez donc faire le plein dans une épicerie indienne (vous en aurez à peu près pour 20€ pour tous les ingrédients, et pas besoin d'y retourner avant au moins un an !). Les ingrédients frais se trouvent sans problème dans les supermarchés habituels. Sinon, vous avez toujours la solution de trouver une amie comme moi qui aime cuisiner indien et qui vous invite à l'occasion pour partager un bon petit plat !
11:40 Publié dans Cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine










